Symposium : les parents réclament des places de garderie
Le 44e Symposium des parents fransaskois s’est tenu le 17 octobre à l’École canadienne-française - Pavillon Gustave-Dubois de Saskatoon. Un moment important pour rappeler l’importance de l’accès aux services de garde en français.
C’est sous le thème Parents outillés et engagés pour des enfants épanouis que l’Association des parents fransaskois (APF) a mis l’accent sur la pénurie des places en garderie.
« La pénurie des places en garderie pousse de nombreuses familles à se tourner vers des structures anglophones, ce qui fragilise dans le long terme la vitalité linguistique de la communauté fransaskoise », souligne le directeur général de l’APF, Appolinaire Fotso.
Malgré les investissements consacrés aux services de garde ces dernières années, le défi reste fort pour les familles.
« Nous voulons que nos enfants puissent grandir et apprendre en français dès leur plus jeune âge », réclame Appolinaire Ngankam, père de famille présent lors du symposium.
Et d’ajouter : « Mais les places sont limitées et il n’est pas toujours facile de trouver un service de garde qui répond à nos besoins. »
Financer…
Dans son rapport d’activité 2025-2026, l’APF indique que deux nouvelles garderies ont ouvert leurs portes et que deux autres dossiers sont en cours de validation auprès du ministère de l’Éducation de la Saskatchewan.
La question du financement a pris une place importante dans les échanges.
Cette année, les fonds alloués à l’APF proviennent de trois partenaires institutionnels : la Commission nationale des parents francophones (CNPF), qui a financé l’association à hauteur de 442 748 $, le ministère de l’Éducation de la Saskatchewan, qui a contribué à hauteur de 385 165 $ et le Patrimoine canadien, qui a accordé 225 000 $, soit un revenu total estimé à 1 136 828 $ contre 818 349 $ l’année précédente.
Le gouvernement de la Saskatchewan a par ailleurs annoncé un investissement de 3,6 milliards de dollars pour l’éducation, la petite enfance et les bibliothèques pour l’année budgétaire 2026-2027. Plus de 425 millions de dollars devraient être dédiés à la petite enfance et aux garderies.
…et former
Le symposium a également mis l’accent sur la formation des éducatrices en petite enfance. Pour l’occasion, Anouk Berthiaume, technicienne en éducation spécialisée, a animé un panel.
« Il est très important de savoir encadrer les enfants et créer une complicité avec eux afin de développer des qualités relationnelles qui leur permettront de nouer une relation de confiance avec l’éducatrice et leur entourage », dit-elle.
Avec plus de 200 participants, le 44e Symposium des parents fransaskois a démontré l’intérêt des familles fransaskoises pour l’éducation et l’épanouissement de leurs enfants.
« L’APF fête ses 45 ans cette année, rappelle son directeur Appolinaire Fotso. Des pionniers ont commencé le combat et celui-ci a été poursuivi par d’autres personnes. Le fait de voir autant de jeunes à ce forum, c’est leur montrer le chemin, parce que ce sont eux qui poursuivront ce combat. »