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Chronique littéraire publiée dans l'Eau vive

Trois candidats pour défendre les intérêts des Réginois

Trois candidats pour défendre les intérêts des Réginois

Si la quasi-totalité des candidats ont été élus sans opposition lors de ces élections de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), trois candidats s’affrontent à Regina pour devenir député communautaire. Trois membres engagés qui présentent ici leur vision et leur ambition pour la fransaskoisie.

(Pour respecter la neutralité, les mêmes questions ont été posées aux trois candidats et un espace comparable leur a été accordé dans leurs réponses).

 

Jean-Marc Nadeau

 

Annie Audet

 

André Magnan

 

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter ?

 

Je souhaite poursuivre mon engagement envers la communauté fransaskoise et contribuer activement à son développement.

Je vois un important potentiel de croissance.

Dans mon rôle de chef de la direction de la SUMA [Saskatchewan Urban Municipalities Association], je constate que de nombreuses municipalités manifestent un intérêt à élargir leur offre de services en français. Je souhaite continuer à créer de nouvelles perspectives d’emploi et d’encourager davantage de personnes à vivre et à travailler en français en Saskatchewan.

 

J’aime m’impliquer dans ma communauté et je veux représenter les intérêts de tous. Pour moi, le rôle d’une députée communautaire est d’écouter les gens, de comprendre leurs besoins et d’apporter leurs idées et leurs préoccupations à l’ADC [Assemblée des députés communautaires].

Je veux représenter toute la communauté, pas seulement mes amis ou les personnes qui ont voté pour moi.

 

Je suis fier Fransaskois et le rayonnement de notre langue et de nos cultures francophones me tient à cœur.

J’ai grandi à Saskatoon et à Regina, et mes trois enfants ont fait leur parcours scolaire dans les écoles du CÉF [Conseil des écoles fransaskoises].

Aujourd’hui, mes enfants sont adultes, ou presque, ce qui me permet d’envisager de nouveaux projets.

Quel est le principal enjeu pour la communauté fransaskoise de Regina ?

 

À mon avis, le principal enjeu est notre capacité à travailler ensemble autour d’une vision commune.

Je crois que l’ACF doit jouer pleinement son rôle de rassembleur en réunissant les organismes, les institutions et les membres de la communauté afin d’établir des priorités partagées.

Un dossier important à cet égard est celui de la Maison de la francophonie. Je comprends qu’il existe des préoccupations et des points de vue différents concernant son avenir et la philosophie du partenariat entre les secteurs communautaire et scolaire. Il est essentiel de consulter la communauté en profondeur et de favoriser le dialogue afin de développer une stratégie qui reflète les besoins et les aspirations de l’ensemble des parties prenantes.

Selon moi, le principal enjeu est de réussir à rassembler les gens autour de ce que nous avons en commun : le français.

Notre communauté est composée de personnes de différentes générations, origines et réalités. Malgré nos différences, le français nous rassemble.

Nous devons continuer à créer des occasions de nous rencontrer, de participer et de vivre en français.

 

La question des infrastructures communautaires, en particulier le projet qui envisage la création d’une Maison de la francophonie, fait beaucoup discuter la communauté. Je crois qu’il est primordial de faire entendre toutes les voix qui s’expriment pour et contre ce projet.

La communauté ne peut prendre une décision éclairée sans une analyse détaillée de tous les éléments du projet, y compris un plan d’affaires.

Nous devons également réfléchir à l’impact que pourrait avoir ce projet sur les centres scolaires communautaires, qui ont été jusqu’ici le modèle revendiqué par la fransaskoisie pour favoriser la vitalité de l’espace organisationnel et communautaire.

 

Si vous êtes élu, quelles seront vos trois priorités ?

 

Ma première priorité serait de favoriser une consultation significative sur le projet de la Maison de la francophonie.

Ma deuxième priorité serait de renforcer la collaboration entre les organismes francophones, en les encourageant à mettre en commun leur expertise et à développer une vision concertée du développement de la francophonie à Regina et en Saskatchewan.

Enfin, je souhaite défendre les intérêts de la communauté auprès de l’ACF et des gouvernements provincial et fédéral. Grâce au réseau de contacts que j’ai développé au cours de ma carrière, je souhaite faire entendre la voix de la communauté francophone d’Oskana-Qu’Appelle et favoriser des résultats concrets.

 

Mes trois priorités seraient de favoriser une communication claire, de rassembler les gens autour de notre langue française et d’encourager la participation et le sentiment d’appartenance à notre communauté.

Je souhaite aussi collaborer avec respect avec les autres membres de l’ADC. Je peux avoir mes priorités et tenter d’influencer certaines décisions, mais il ne faut pas oublier que les décisions se prennent en équipe.

 

Ma première priorité serait de favoriser une réflexion collective approfondie et éclairée autour de la question des infrastructures communautaires. Puisque le projet de la Maison de la francophonie est en suspens, nous avons l’occasion de faire un examen global des besoins de la communauté et des associations afin de déterminer quel modèle serait le meilleur pour assurer la vitalité de nos organismes.

Ma deuxième priorité serait de tisser des liens forts avec les Fransaskoises et les Fransaskois de Regina afin que tous se sentent bien représentés à la table des députés.

Enfin, je voudrais contribuer à une réflexion sur le modèle de gouvernance de l’ACF afin de rapprocher notre organisme provincial des priorités et des réalités des Fransaskoises et des Fransaskois.

 

La communauté fransaskoise est composée de personnes de générations, d’origines et de réalités différentes. Comment comptez-vous favoriser leur participation et leur sentiment d’appartenance ?

 

La communauté fransaskoise est riche de sa diversité. Pour favoriser la participation et le sentiment d’appartenance, je crois qu’il faut d’abord écouter les communautés et travailler avec elles pour élaborer des solutions qui reflètent leurs réalités et leurs aspirations.

Que ce soit auprès de communautés autochtones dans l’Arctique, lors de mon déploiement en Afghanistan avec l’OTAN ou dans le cadre de projets en Afrique de l’Ouest avec Affaires mondiales Canada, j’ai appris que les meilleures solutions émergent de l’écoute, du dialogue et de la collaboration.

Je souhaite créer des espaces où chacun se sent entendu, respecté et invité à contribuer, qu’il s’agisse des jeunes, des aînés, des nouveaux arrivants, des familles ou des organismes communautaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour moi, peu importe l’âge, l’origine ou le parcours d’une personne, je ne fais pas de différence. Ce qui nous rassemble, c’est notre désir de parler français, de vivre en français et de faire partie de la communauté francophone.

Je veux aller vers les gens, les écouter et leur faire sentir qu’ils ont tous leur place dans notre communauté. Nous devons créer des occasions de nous rencontrer et de participer ensemble, sans mettre les gens dans des catégories. Nous sommes une seule communauté, unie par le français.

Je veux que les gens sentent qu’ils peuvent venir me parler et que leurs préoccupations seront entendues. Je veux représenter tout le monde de la même façon, sans faire de différence.

Je ne veux pas faire de promesses irréalistes, parce qu’une députée ne décide pas seule. Par contre, je peux écouter, consulter la communauté, apporter ses préoccupations à l’ADC et tenter d’influencer les décisions.

Si je suis élue, je veux contribuer à une communauté francophone plus unie, où chacun se sent écouté, inclus et représenté.

 

La diversité de la fransaskoisie fait notre force. On ne peut pas cacher qu’il peut y avoir des tensions et des malentendus, mais ce qui nous rassemble, c’est notre projet commun : assurer la vitalité de notre langue et de nos cultures sur le territoire saskatchewanais.

Afin de favoriser la participation et le sentiment d’appartenance, l’ACF et l’ensemble des organismes communautaires doivent faire preuve de transparence et d’ouverture. Nous devons favoriser davantage d’interactions entre les organismes et les Fransaskoises et Fransaskois et proposer des activités et des initiatives qui répondent à leurs besoins.

 

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Les élections de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) auront lieu du 30 octobre au 4 novembre de façon électronique.

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