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Chronique littéraire publiée dans l'Eau vive

Être aide-enseignante en milieu francophone minoritaire : un métier de passion
Mango Nziavake

Être aide-enseignante en milieu francophone minoritaire : un métier de passion

Dans les écoles francophones en milieu minoritaire, les aides-enseignantes occupent une place essentielle. Elles soutiennent les enseignants, accompagnent les élèves ayant des besoins particuliers et contribuent à faire vivre la langue française au quotidien.

Pour Marianne Lew Chin, aide-enseignante à l’école du Parc à Regina, ce métier constitue plus qu’un simple emploi.

« Contribuer à la vitalité de la communauté francophone en transmettant sa langue et sa culture aux jeunes est ce qui me motive », confie Marianne.

Sa collègue Mokhtari Chahrazed, aide-enseignante à l’école du Parc, partage le même engagement.

Ancienne enseignante à l’université en Algérie, elle poursuit aujourd’hui son parcours dans le domaine de l’éducation auprès des jeunes.

« Ce qui me passionne, c’est de travailler avec les enfants, de leur transmettre des connaissances et de contribuer à la vitalité de la langue française », explique Mokhtari.

Un soutien essentiel en classe

Le rôle d’aide-enseignant dépasse le soutien aux activités scolaires. Les aides-enseignantes collaborent avec les enseignants, accompagnent les élèves dans leurs apprentissages et favorisent leur autonomie.

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À gauche, Marianne Lew Chin, à droite, Mokhtari Chahrazed, toutes deux aides-enseignantes à l’école du Parc de Regina. Crédit : Mango Nziavake

« Une aide-enseignante soutient l’enseignant au quotidien, accompagne les élèves dans leurs apprentissages et contribue au bon fonctionnement de la classe », précise Marianne.

Leur travail comprend aussi la préparation du matériel, l’organisation de la classe, la surveillance des récréations et l’accompagnement des élèves ayant des besoins particuliers.

« Être aide-enseignante, c’est veiller au bien-être des élèves et offrir un accompagnement adapté à leurs besoins, notamment en matière d’hygiène, d’alimentation et d’apprentissage », témoigne Mokhtari.

Des apprentissages au quotidien

Le métier leur a permis de développer de nouvelles compétences. Les formations offertes par leur employeur les aident à mieux répondre aux différents profils d’élèves.

Elles utilisent notamment des pictogrammes, adaptent les consignes et mettent en place des stratégies pour aider les élèves à progresser.

« Ce métier m’a appris la patience, l’adaptabilité et l’importance de créer un lien de confiance avec chaque élève. J’ai aussi découvert le rôle essentiel de la communication pour bâtir un esprit d’équipe en classe », souligne Marianne.

Pour Mokhtari aussi, le passage de l’administration universitaire à la petite enfance a constitué une période riche en apprentissages.

« J’ai appris que la patience, le travail d’équipe et la persévérance sont essentiels pour accompagner les enfants et les voir progresser », indique-t-elle.

Des défis quotidiens

Certains élèves ont plus besoin de soutien que d’autres en raison de difficultés comportementales, émotionnelles et langagières.

 « L’un des principaux défis consiste à gérer les comportements et les émotions des élèves », explique Marianne.

Dans ce métier, il faut savoir faire preuve d’une grande adaptation : « On doit accompagner chaque élève selon ses besoins tout en soutenant toute la classe », confie-t-elle.  

Enfin, dans un contexte où l’anglais est très présent, les aides-enseignantes jouent un rôle dans la transmission de la langue française.

« La langue s’apprend en la parlant. J’encourage les élèves à s’exprimer en français à travers la lecture, les jeux et les activités du quotidien », rapporte Marianne.

Pour Mokhtari, l’enjeu est de créer un environnement positif autour de la langue : « Je contribue à faire vivre le français au quotidien en valorisant la culture francophone et en créant des moments où la langue devient un plaisir à découvrir et à partager. »

Malgré les défis, les aides-enseignantes tirent une grande fierté de leur travail. « Voir un enfant progresser est une grande satisfaction. Nous contribuons à bâtir une communauté francophone plus forte », témoigne Marianne.

Même constat pour Mokhtari : « Chaque petit progrès des élèves est une fierté », ponctue-t-elle.

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