Les Frères Edwards, entre spaghetti western et bilinguisme
Originaire de Prince Albert, le nouveau groupe musical folk country Frères Edwards lance le 25 septembre son tout premier single intitulé Le docteur, l’avocat et le juge. Aiden et Logan Edwards, les deux frères de 22 et 19 ans derrière ce duo, dévoilent aussi un vidéoclip.
Le lancement officiel du single n’est que le début pour votre duo, mais pas nécessairement pour vous deux.
Aiden Edwards : J’ai commencé à jouer de la musique il y a environ cinq ans, et environ trois ans pour Logan. En 2024, j’ai fondé le groupe East Side of 2nd, un projet qui nous a amenés un peu partout et nous a appris beaucoup sur la scène, l’écriture et la connexion avec le public.
On a aussi exploré le côté folk country en tant que Edwards Brothers. Ce projet nous a vraiment permis de réaliser qu’on aime ça jouer ensemble entre frères. Maintenant, la prochaine étape, c’est Frères Edwards.
Le titre du nouveau single Le docteur, l’avocat et le juge rappelle les films spaghetti western.
Aiden Edwards : Oui, absolument ! Avec ce projet Frères Edwards, on prend des histoires locales de la région puis on essaie de leur donner une dimension beaucoup plus intense et cinématographique. On voit bien ça dans le vidéoclip !
Logan Edwards : Et dans les spaghetti Westerns, comme The Ridiculous 6.
Aiden Edwards : Ou les films de John Wayne pour moi. L’EP qu’on est en train d’enregistrer est basé sur des histoires de la région, mais chaque chanson va avoir son propre style. On a beaucoup de country mais aussi un petit peu de surf rock.
Donc ce premier titre s’inspire d’une vraie histoire de Prince Albert ?
Aiden Edwards : Oui, la chanson est basée sur une histoire qu’un homme de Prince Albert m’avait racontée. L’histoire vit dans ma tête depuis ce temps-là. C’est à propos d’un groupe d’hommes qui a formé une sorte de culte pendant les années 1980. Des personnes bien connues dans la communauté en faisaient partie… Comme des docteurs, des avocats et des juges.
Quel public souhaitez-vous atteindre avec ce projet ?
Aiden Edwards : On veut faire partie d’une nouvelle vague de la musique francophone dans notre région et inspirer la prochaine génération à se reconnecter à sa culture francophone. Évidemment on veut que les Fransaskois et les francophones découvrent notre musique. Mais on aimerait beaucoup voir des gens plus jeunes nous écouter… Des gens dans leur adolescence, dans la vingtaine, dans la trentaine.
À quel point votre identité fransaskoise est-elle importante pour vous ?
Aiden Edwards : On veut rendre notre famille fière, particulièrement nos grands-parents. Mais ce n’est pas seulement le fait de mettre le français de l’avant, c’est le bilinguisme. C’est quelque chose dont on a toujours été extrêmement fiers.
C’est vrai qu’on a un style différent de français. J’ai même arrêté de le parler parce que ma version du français n’était pas « correcte ». Mais je suis maintenant fier de comment on parle… Fier de notre accent, notre rythme. C’est le français de Prince Albert !
Votre ville natale vous a donc beaucoup influencés.
Aiden Edwards : La ville de Prince Albert est probablement la raison pour tous nos succès. Quand j’ai commencé à jouer de la musique, je chantais et jouais presque tous les vendredis soirs à l’Army & Navy. J’étais entouré par des musiciens extrêmement talentueux et expérimentés de Prince Albert. J’ai beaucoup appris.
On a aussi la chance d’avoir la SCFPA qui nous soutient tellement à aller plus loin dans notre identité fransaskoise. Le studio Gaetan Benoit, c’est quelque chose qu’on veut vraiment promouvoir ici à Prince Albert. Avec le studio, on n’est pas obligés de quitter notre ville.
Comment fonctionne votre duo ? Qui joue quel rôle ?
Aiden Edwards : J’écris la majorité des paroles et je m’occupe beaucoup du côté enregistrement.
Logan Edwards : Et moi, j’ai mon propre style d’harmonica, mandoline et guitare. Je chante aussi.
Aiden Edwards : Mais je pense qu’on est vraiment forts en duo sur scène. Je pense qu’une grande partie de ça vient simplement de l’expérience. On a déjà joué plus de 150 spectacles ensemble. On a fait beaucoup de festivals en Saskatchewan. Ness Creek, Lakeside, Onionpalooza…
Logan Edwards : En août, on a joué au Aug Long Burnout à Candle Lake pour la première fois. Il y avait tellement de personnes de notre âge là-bas. C’était vraiment cool.
Aiden Edwards : L’année passée on était headliner pour la première fois au festival Waynestock en Alberta. La foule ne nous connaissait pas mais went crazy quand même.