Dominique Fréchette fière de ses racines dans Mon chez-moi fransaskois
Le 9 mars, Dominique Fréchette a dévoilé sa nouvelle chanson Mon chez-moi fransaskois. Une composition qui démontre la fierté de la jeune autrice-compositrice-interprète de 17 ans pour son foyer et sa famille : la Saskatchewan et les Fransaskois. Entretien.
Qu’est-ce qui vous a inspiré cette chanson ?
J’ai grandi dans le sud et dans le nord de la Saskatchewan. Ces deux régions sont vraiment différentes l’une de l’autre. Dans le sud, on voit des champs partout. Et dans le nord, on voit les aurores boréales dansantes au-dessus des champs.
Cette chanson est donc inspirée des lieux où j’ai habité et où j’habite maintenant : Assiniboia et Domrémy. Mais aussi de la beauté de la Saskatchewan : ses champs de blé, ses rivières et ses peuples, comme les Fransaskois.
Je suis tellement fière d’être Fransaskoise. J’espère que les autres chanteront aussi mes paroles, et qu’ils se sentiront de même.
Trouvez-vous cette fierté chez vos compatriotes ?
On a beaucoup de personnes qui sont francophones en Saskatchewan mais qui n’aiment pas s’identifier comme tels.
Selon moi, on ne devrait pas avoir peur de dire qu’on est francophone. Les francophones d’autres provinces, eux, ont leur langue française, et nous aussi. On ne devrait pas avoir peur de qui on est.
On a tous notre propre accent, notre propre façon de parler, et en même temps on est tous les mêmes.
Vous êtes en 11e année à l’école St-Isidore de Bellevue. Quel message souhaitez-vous leur transmettre ?
J’aimerais que les jeunes des écoles fransaskoises et d’immersion sachent que même s’ils ne se sentent pas toujours à l’aise en français, ils sont aussi francophones et ils devraient être fiers.
Comment intégrez-vous le processus de composition dans votre quotidien ?
Ça fait deux ans que j’ai écrit Mon chez-moi fransaskois et je n'ai rien fait avec tout de suite. C’est mon processus : après avoir écrit une chanson, je prends beaucoup de temps, puis je la retravaille, je la mets de côté et je la revois.
Avec cette chanson, je n’étais pas certaine que je voulais la sortir telle quelle. Donc j’ai pris un break. C'était long, mais maintenant elle est parfaite. Je l’adore du début à la fin. Être capable de partager ça avec le monde, c’est très émouvant.
Votre parcours en musique a commencé tôt.
J'ai grandi dans une famille musicale. Je chante depuis toujours. Ma grand-mère savait que j’allais poursuivre une carrière en musique. Et elle avait raison, ce n’est pas surprenant. J’ai toujours été entourée par la musique. Mon oncle, par exemple, c’est Shawn Jobin, le rappeur.
Je m’inspire aussi des artistes qui jouaient autour de moi en grandissant comme la famille Campagne, Jocelyne Baribeau et Alexis Normand. Ils m’ont montré comment faire.
Quelles sont les prochaines étapes pour vous musicalement ?
J'ai sorti Pas de ma faute quand j'avais 14 ans. Et maintenant, je sors Mon chez-moi fransaskois. J'ai plus de chansons que j'aimerais enregistrer en studio, peut-être l’année prochaine. Mais rien d’officiel pour le moment.
Je sais que j'aimerais performer à plein de festivals, comme Contact Ouest et le Festival du Voyageur.
Je vais commencer des études universitaires en travail social en 2027. Mais je sais aussi que je vais toujours faire de la place pour la musique.
Pour écouter la nouvelle chanson de Dominique Fréchette, Mon chez-moi fransaskois, rendez-vous sur YouTube.