Horizons

Chronique littéraire publiée dans l'Eau vive

Franco en tout temps !
Michel Vézina
/ Catégories: En quelques mots

Franco en tout temps !

Mars est le Mois de la Francophonie. On y célèbre notre langue, notre culture, notre identité, nos racines, nos succès, nos structures, notre drapeau, nos écoles, nos jeunes, nos aînés, nos nouveaux arrivants, nos bénévoles, nos employés, toutes celles et tous ceux qui sont impliqués dans cette grande aventure.

Pendant cette période, on se charge à bloc ! Notre adrénaline francophone atteint des sommets. On flotte sur des rêves de francophonie reconnue de toutes et de tous et surtout de nos gouvernements.

Mais la réalité nous rattrape vite.

Le reste de l’année, la bataille quotidienne se poursuit pour obtenir ou maintenir des services en français, avoir des activités en français, soutenir la vitalité de la francophonie du « berceau au tombeau », comme le dit une certaine expression…

Depuis des décennies, les francophones ont travaillé très dur pour s’organiser en une forme de société afin de faciliter la vie en français.

Écoles fransaskoises, programmes d’immersion, associations communautaires, organisations provinciales, l’Assemblée communautaire fransaskoise, des employés dévoués, une armée de bénévoles travaillant sans relâche à l’épanouissement et au développement de la francophonie…

Mais il y a un coût à tout cela. C’est une pyramide qui repose sur peu de financement opérationnel venant du ministère du Patrimoine canadien ainsi que de projets de toutes sortes et d’une certaine part d’autofinancement.

Bénévoles et employés se retrouvent pris dans un cercle vicieux où ils doivent se concentrer sur les demandes de financement et les rapports d’activités. Des efforts qui drainent l’énergie.

Il faut réfléchir sur notre approche, entre administration et développement. Où est la solution ? Plus de financement ? De nouvelles approches administratives ? Une utilisation de l’intelligence artificielle à l’avantage de l’épanouissement de la francophonie ? Plus d’employés et de bénévoles ?

On a fait des progrès importants mais les troupes sont à bout de souffle. Et cette réflexion doit être menée tous azimuts dans les différentes sphères de la francophonie canadienne, dont notre propre réseau fransaskois.

Je ne suis pas pessimiste, loin de là. Je crois en l’avenir de la francophonie, mais donnons-nous les moyens de son avenir.

Bon mois de mars, bon mois de la Francophonie !

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