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Chronique littéraire publiée dans l'Eau vive

L’apprentissage du français dans les familles exogames : une entente parentale
Mango Nziavake
/ Catégories: Société, Francophonie

L’apprentissage du français dans les familles exogames : une entente parentale

Dans les familles où l’un des deux parents seulement parle français, l’apprentissage du français chez l’enfant repose sur un accord mutuel. Témoignage d’une famille réginoise.

Pour Tashion Hewitt Stennett, mère de famille francophone, le français est un trésor à préserver : « J’ai toujours adoré le français, mais je ne le parle pas suffisamment », note-t-elle.

Installée au Canada, elle stimule l’intérêt de ses enfants pour sa langue maternelle en leur parlant français.

Cette pratique de maintien du français comme l’une des langues de la famille repose aussi sur l’approbation de son mari David Stennett, anglophone.

Pratiquer le français en famille lui semblait être une bonne idée : « Je me sens très bien à l’idée », déclare-t-il volontiers.

Les grands-parents ont également exprimé leur enthousiasme à l’égard de la décision d’élever les enfants en français.

« Ils ont estimé que c’était la meilleure option pour nos enfants », précise David Stennett.

L’éducation en français

Pour concrétiser leur désir, les parents ont inscrit leurs enfants dans une école francophone.

« Je ne parle pas suffisamment français. Alors, j’ai décidé d’inscrire mes enfants dans les écoles francophones », explique Tashion.

David, conscient de l’importance du multilinguisme, soutient la décision : « Je veux que mes enfants aient une éducation qui les aidera à s’intégrer dans les différents environnements qu’ils rencontreront au Canada. » 

Le papa croit qu’une éducation en français pour ses enfants « leur permettra de mieux s’exprimer dans plus d’une langue ».

L’implication des parents dans l’apprentissage de leurs enfants va au-delà des devoirs. Tashion parle en français avec ses enfants et les encourage dans leur apprentissage.

« Je parle en français à la maison de temps en temps pour leur donner le goût d’apprendre et je les encourage à regarder la télévision en français », déclare-t-elle.

Ryleigh, sa fille, montre de l’intérêt pour la langue : « Je parle français avec ma maman et ma petite sœur Reaghan. Je joue aussi en français avec elle. J’aime lire les livres et regarder les films en français. »

Même le père anglophone se prend au jeu : « J’utilise des outils de traduction comme Google Traduction pour aider mes enfants à faire leurs devoirs », dit-il.

Une satisfaction familiale

Les parents voient cette expérience comme une occasion d’apprentissage pour toute la famille.

« J’aime m’impliquer dans l’éducation de mes enfants. Cela me permet aussi d’apprendre, indirectement », explique David.  

Les membres de la famille élargie manifestent eux aussi leur enthousiasme pour l’apprentissage du français. Lorsqu’ils parlent aux enfants par téléphone, ils leur demandent toujours ce qu’ils ont appris.

Les enfants chantent en français pour leurs grands-parents et ces derniers adorent les voir progresser.

« Mes parents aiment surtout quand les filles chantent pour eux en français lors de leurs anniversaires », précise David.

Finalement, la poursuite d’une éducation en français fait l’unanimité. « Je suis très heureux de voir mes enfants apprendre le français. Leur inscription dans une école francophone a été une belle décision », témoigne le père de famille.

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