Numéro 1 - Printemps 2017

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Mot du comité d'édition

Mot du comité d'édition

À ciel ouvert
C’est avec plaisir que nous vous offrons le numéro 4 d’À ciel ouvert. Nous espérons que vous aurez autant de plaisir que nous en avons eu à découvrir nos nouveaux auteurs et notre artiste invitée, Sharon Pulvermacher.

Nous sommes heureux de nous rapprocher du mandat premier que nous nous sommes donnés il y a de ça maintenant quatre ans – comme vous vous en doutez, nous travaillions à la revue bien avant que le premier numéro soit publié! - soit de “(…) diffuser en ligne des textes en français de préférence inédits et de tous genres. Sa publication est ouverte aux textes et éléments multimédias provenant des prairies canadiennes. » Nous avons déjà publié des auteurs ayant des racines au Manitoba et pour la première fois dans ce numéro, nous partageons des textes de nos voisins de l’Alberta. Les auteurs des prairies ne s’en trouvent que mieux représentés et nous espérons que ce numéro saura inspirer une nouvelle vague d’auteurs dans les numéros à venir.

Depuis, nous avons également ouvert la porte aux textes qui ont une affinité avec la réalité des Prairies. De nouveaux auteurs nous arrivent ainsi de l’Ontario et du Québec. Un moment de rapprochement pour notre belle francophonie pancanadienne, qui ne saurait s’en priver en ces temps réductifs.

Tout comme au numéro précédent, vous retrouverez le profil d’un de nos auteurs, Laurier Gareau, récipiendaire de l’Ordre du Canada et, un éditorial sur l’excellente retraite des écrivains de la Saskatchewan.

Merci encore à tous ceux et celles qui ont soumis des textes. Les délibérations entourant la sélection sont parfois ardues mais témoignent une fois de plus de la vitalité de notre littérature.

Passons-nous le mot, la date de tombée du prochain numéro est le 15 février 2019. Ne manquez surtout pas l’occasion de nous faire une petite douceur et préparez-nous un Valentin! À vos plumes et clavier!

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Printemps 2017

Un jour de grand vent

Mardi le 10 mai ’66. De bonne heure le matin, au Restaurant Lafontaine à Métabetchouan au Lac-Saint-Jean. L’accent du Lac est présent à différents degrés chez les personnages. Il affecte en particulier Monsieur Pit, un sympathique septuagénaire à la retraite. Jeannot Lafontaine, douze ans, est debout derrière le comptoir. Il porte son uniforme...

La Voie lactée

Il était une fois,
au fin fond du Far West canadien,
dans une province au nom imprononçable,
une cavalière redoutable.

Le grand barrage

À défaut d'être aimé, Henri était respecté de tous les castors. Sa supériorité ne laissait aucun doute. On n'avait qu'à regarder son barrage pour comprendre qu'il était plus doué que les autres.

Knockout

L’aiguille de glace qui arracha Victor Florkowski à la vie ressemblait à un ivoire de mammouth. Elle était aussi large qu’un pneu, aussi longue que la victime, et se rétrécissait en une pointe cristalline —  à double tranchant — dont la beauté fatale resplendissait sous clair de lune.

Cantate pour légumes

Au cœur de ce texte sont quatre êtres qui ont perdu leur voix, la capacité d’exprimer leur volonté et leur angoisse. Ancrés dans leurs fauteuils roulants, Asperge, Gourde, Navet et Asperge rêvent d’évasion. Dans les solos de la cantate, les légumes expriment leurs désires les plus profonds.

Triptyque - Micro nouvelles

Au coin de l’avenue Idylwyld et la 23e un bip discontinu se fait entendre à ma gauche. Un clignotement sonore: on peut traverser.  Entre les deux lignes on peut traverser. “Passez, monsieur. Priorité aux piétons.” Oui, on peut traverser. On peut traverser si les autos s’arrêtent.

Entreciel

Sorties de l’entretoit des corniches des greniers de mille espaces connus d’elles seules oubliés par concierges et architectes, les hirondelles occupent dès le matin l’entreciel, la part élevée de Madrid, en rase-tête des habitants des terrasses jusqu’à la proximité des saints perchoirs, des croix des antennes, faisant fi de nos communications avec l’au-delà.

La mousse

Maman, pourquoi c’est mouillé ici? 

C’est la mousse, mon chéri. Fais attention à ne pas glisser.

De la supercherie De la supercherie

Cette réflexion est née d’un constat. La vie ne nous appartient pas. Elle nous a été léguée et nous la rendrons en même temps que notre dernier souffle.

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