Actualité littéraire

Pèlerinage à Ponteix : une aventure religieuse
Dominique Liboiron

Pèlerinage à Ponteix : une aventure religieuse

Je voulais vivre une nouvelle expérience cet été, alors j’ai assisté le 16 juillet au pèlerinage à Notre-Dame d’Auvergne à Ponteix. Un événement annuel qui remonte à 1934 et auquel une centaine de personnes ont participé.

Étant donné que mon père vient de Ponteix, j’avais entendu parler du pèlerinage en honneur de la Sainte Vierge, mais je n’y avais jamais assisté.

Cet hiver, tandis que je faisais un peu de recherche sur cette communauté, j’ai lu qu’un homme, Daniel Ruest Sr., avait marché environ 35 miles, ou 60 kilomètres, depuis sa ferme pour assister au pèlerinage.

Sa détermination m’a intrigué et je me suis demandé quelles aventures il aurait pu rencontrer en cours de route.

En outre, j’ai trouvé des photos du pèlerinage dans les années 1930. L’ampleur de la foule rassemblée devant l’église laisse croire que le pèlerinage était une célébration importante. J’ai eu alors le goût de le voir de mes propres yeux.

Je me suis donc rendu à Ponteix. La messe du 16 juillet a eu lieu après souper. C’était une soirée chaude et humide comme on en compte beaucoup au mois de juillet.

Le célébrant était l’archevêque Don Bolen, assisté par le père Jules Adator de Ponteix, ainsi que par des prêtres venus de Shaunavon, Maple Creek et Swift Current.

J’ai compté environ 120 personnes à la messe et une centaine est restée pour la procession. Ce sont les enfants de chœur qui ont mené la procession suivis des porteurs de la Pietà, une statue de la Vierge Marie et de Jésus. La statue en chêne remonte au 15e siècle, mais se trouve à l’église de Ponteix depuis 1909.

Les porteurs de banderoles, l’archevêque et les prêtres, ainsi que Guy Roberge qui récitait le chapelet par mégaphone, ont rejoint ensuite le défilé. Les participants ont suivi, portant des chandelles.

En quittant l’église, nous nous sommes dirigés vers le soleil couchant, c’est-à-dire vers l’ouest, pour passer devant le foyer où nous avons salué des personnes âgées assises devant leur fenêtre, à attendre la procession.

Dans un premier temps, j’avais juste l’intention de prendre des photos de la procession et d’observer. Cette idée vient de ma formation de journaliste. Un de nos principes est de raconter l’histoire, mais de ne pas y participer. Autrement dit, nous devons maintenir un écart professionnel pour ne pas influencer le cours d’un événement.

Dans mon cas, je n’y étais pas allé dans l’intention d’écrire quelque chose sur le pèlerinage. À vrai dire, c’est ma tante Diane qui m’avait donné l’idée juste avant la messe. J’avais l’intention de prendre des photos discrètement, mais plus je marchais à côté des pèlerins, plus je voulais me joindre à eux.

Il y avait un aspect solennel duquel je ne voulais pas m’éloigner. J’ai donc marché près de la Pietà et, de temps en temps, je devançais la procession pour prendre des photos.

En quittant le foyer, nous sommes passés devant la salle paroissiale pour retourner à l’église. Des gens sont restés pour visiter. Belle coïncidence, j’ai rencontré Daniel Ruest Jr, le fils du monsieur qui avait marché 60 kilomètres pour se rendre au pèlerinage il y a des décennies.

En plus de la procession et de cette rencontre, j’ai aimé entendre parler français. Dans un monde où tout semble changer, il est réconfortant de vivre des moments qui sont comme dans le bon vieux temps.

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